Filoche parle du temps partiel

Comment s’étonner que Monsieur Filoche se révolte contre la trahison de Cahuzac, quand de monstrueux enjeux pour (on devrait dire contre) les pauvres au travail sont débattus à l’Assemblée Nationale et que le débat qui les entoure est si peu prisé ?

Obstinément, Gérard Filoche va au fond des choses en montrant comment s’aggrave la situation des pauvres au travail … Il le fait par un remarquable rappel historique de la situation du travail en miettes, du travail intermittent réservé aux plus fragiles et comment la loi pose un principe, mais autorise l’employeur à y déroger dans une foule de cas dont l’énorme cas du salarié qui accepterait un contrat de travail pour moins de 24 heures !!!

Cela veut dire qu’une femme (car ce sont les femmes qui paieront l’essentiel de l’addition) par exemple, une femme qui élève seule un ou plusieurs enfants, répond à une annonce pour être, par exemple, caissière quelque part à temps partiel. Donc l’employeur lui présente un contrat de travail à 18 heures (toujours par exemple). Alors elle a le choix entre deux positions :

  • lui faire honte en le rappelant aux devoirs évoqués par l’ANI devenue Loi de la République (qui la protège …. normalement) et refuser le contrat. L’employeur qui va réviser son contrat, il faudra lui donner une médaille (on pourra même la faire en 24 carats, ça ne coûtera rien à la République parce qu’il n’y en aura pas)
  • signer et donner des miettes de son temps et travailler comme dit le contrat.

Dans ce choix cornélien, l’une a le ventre affamé et l’autre s’en tape. Voilà ce que l’ANI nous propose comme liberté, liberté chérie.

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